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  • Zelda : Phantom Hourglass
  • Genre : Aventure
  • Rédigé par Sora
  • Le 24/10/07 à 17h54
  • Testé sur DS
  • PEGI : 7 ans et +
  • Développeurs : Nintendo
  • Disponibilité : image 23-06-07 image 01-10-07 image 19-10-07
  • Editeur : Nintendo

Comptant parmi les incontournables du catalogue Nintendo depuis près de vingt ans, The Legend of Zelda fait par conséquent partie de ces figures qui, au même titre que Mario, Donkey Kong, Metroid ou Pokémon, voient leurs épisodes se succéder sur les différentes plates-formes de l'éditeur. Dernière-née à s'affranchir de cet héritage, la Nintendo DS manquait par conséquent jusqu'à ce jour à proposer sa propre version de la célèbre série d'aventure.

En développement depuis près de trois ans, The Legend of Zelda : Phantom Hourglass permet ainsi de réconcilier les fans acquis à la portable, patientant depuis sa sortie que survienne un nouveau chapitre à la saga d'Hyrule.

Des épisodes qui se suivent mais qui ne se ressemblent pas ?

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Rares étant les épisodes de la série The Legend of Zelda à se ressembler au niveau de leur univers, malgré leur intrigue commune, et d’autant plus à se suivre scénaristiquement parlant, TLoZ : Phantom Hourglass fait par conséquent figure de précurseur au sein de la saga puisque celui-ci fait directement suite à l’épisode Gamecube, TLoZ : Wind Waker. Devenu le nouveau héros de la légende en précipitant la chute de Ganondorf avec l’aide de Tetra, a.k.a. la princesse Zelda, Link a par conséquent délivré le monde de sa menace maléfique. Embarqué comme apprenti marin à bord du bateau pirate de Tetra, Link accompagne cette dernière dans sa découverte de nouvelles contrées et sa recherche de trésors.

Ayant eu vent de la rumeur qu’un mystérieux et sinistre navire fantôme sillonnerait les mers, faisant disparaître les équipages et les bateaux croisant son chemin, Tetra décide par conséquent de se lancer à sa poursuite afin d’élucider cette énigme. Ecumant les océans à sa recherche, en se fiant aux indices récoltés, Link et Tetra ne tardent ainsi pas à se retrouver face au navire fantôme, se matérialisant au cœur d’un épais et mystérieux brouillard. Déterminée à faire taire les rumeurs et à explorer la cale du navire abandonné en quête de trésors, Tetra monte par conséquent seule à son bord. A peine a-t-elle posé le pied sur le bastingage du bateau que celui-ci s’évanouit dans la brume, laissant les pirates derrière lui.

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Bravant le danger pour se porter au secours de son amie, Link tente désespérément de s’accrocher au navire fantôme en sautant à son tour à son bord avant que ce dernier n’ait eu le temps de disparaître. Malheureusement, celui-ci glisse et tombe à l’eau, perdant connaissance. Découvrant à son réveil qu’il s’est échoué sur une île inconnue, Link fait la rencontre d’une petite fée, Ciela, lui proposant son aide dans sa recherche de Tetra. Informé par Siwan, le vieil homme ayant secouru quelques années plus tôt Ciela, de la nécessité de s’adresser à un marin du nom de Linebeck, Link se met par conséquent à sa recherche afin de lui demander son aide pour retrouver le navire fantôme et ainsi secourir Tetra.

Un épisode qui a du toucher

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Outre un univers commun entre tous les épisodes, auquel ce dernier ne fait évidemment pas défaut, c'est principalement sur la forme que TLoZ : Phantom Hourglass aspire à proposer une nouvelle expérience de jeu, exploitant effectivement la richesse du gameplay proposé par la Nintendo DS. Car en effet, si jusque-là les épisodes successifs proposaient une prise en main relativement similaire, à l'exception de l'épisode Wii, le nouveau crû The Legend of Zelda se veut avant tout exclusivement interactif. Uniquement jouable au stylet, et faisant également appel à la reconnaissance sonore via le micro, cette nouvelle aventure invite par conséquent le joueur à diriger les mouvements de Link sur l'écran tactile de la portable.

Qu'il s'agisse de se déplacer, d'interagir avec les éléments du décor ou les personnages, ou encore de manier l'épée, toutes les actions disponibles au sein de l'aventure se font à la pointe du stylet. Si ce changement radical d'appréhension peut sembler à première vue un pari risqué d'un point de vue ergonomie et en totale rupture avec ce dont nous a habitué la série jusqu'alors, force est de constater néanmoins que le résultat proposé est des plus convaincants.

Outre une prise en main simplifiée du fait du stylet, c'est principalement au niveau de la sensibilité des mouvements du personnage sur l'écran tactile que l'on se rend compte du soin apporté au gameplay. Ainsi, en présence d'un ennemi, il suffit de pointer celui-ci pour que Link lui décoche un coup d'épée. Pointez-le à plusieurs reprises et Link enchaîne les attaques piquées.

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Votre adversaire est éloigné mais distinguable ? Pointez-le et Link effectue une attaque verticale en sautant. Tracez un trait à la hauteur de votre ennemi et Link réalise une attaque horizontale. Encerclé ? Dessinez un cercle autour de Link pour déclencher une attaque tournoyante. Mais attention, pas plus de quatre fois d'affilé ou ce dernier sera pris de vertiges ! Autant de gestes habituels à la série donc, mais qui, grâce aux fonctions tactiles de la Nintendo DS, trouvent leur parfaite expression dans le maniement du stylet.

À nouveau gameplay, nouvel équipement

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Outre la présence du sablier fantôme évoqué par le titre du jeu, dont les pouvoirs ont directement à voir avec le nouvel ennemi affronté au sein de cette aventure, TLoZ : Phantom Hourglass voit également le retour de nombreux objets et équipements récurrents à la série tels que le boomerang, la pelle, le marteau, l'arc, les bombes et le grappin. Sauf qu'à la différence de leurs ancêtres, les fonctions tactiles de la Nintendo DS leur octroient désormais de nouveaux usages au sein du jeu. Ainsi, dans le cas du boomerang, il vous faudra dessiner sa trajectoire à même l'écran tactile avant de le lancer, vous permettant dès lors de contourner certains obstacles pour activer des interrupteurs inaccessibles à pied.

Concernant la pelle, le marteau, l'arc et les bombes, le stylet apporte le seul avantage de pouvoir pointer votre cible avec précision dans la direction désirée, ce qui dans le cadre des bombes et de l'arc signifie également que vous pouvez directement viser un ennemi. Seul le grappin a véritablement subi une évolution notable dans son utilisation. En effet, outre sa fonction première de vous permettre d'atteindre des zones éloignées en accrochant les points d'ancrage tels que les piquets, les brasiers ou les coffres, ce dernier vous permet désormais, en ciblant conjointement deux piquets, de tendre une corde entre ceux-ci.

Hormis l'avantage que cela représente pour franchir les précipices, en sautant sur les piquets puis en jouant les funambules sur le fil, la corde ainsi tendue peut également faire office de lance-pierre pour permettre à Link d'effectuer un grand saut par-delà un trou. Enfin, dernière nouvelle utilité du grappin, il est désormais possible d'utiliser celui-ci pour renvoyer les projectiles tels que les flèches ou des boules de feu/glace en tendant la corde puis en s'en servant tel qu'un miroir.

Une interface facile d'accès

Bien que le stylet se suffise à lui-même pour accéder à la plupart des menus de l'inventaire, permettant ainsi d'en gérer le contenu, l'interface du jeu fait également appel aux commandes de la console à la manière de raccourcis. En effet, et bien que le gameplay du jeu fasse preuve d'une simplicité de prise en main exemplaire, celui-ci n'en demeure pas moins éminemment riche au niveau des actions proposées. Aussi, la présence de ces raccourcis au sein du jeu lui permet-elle de gagner en fluidité. À l'instar des autres épisodes de la saga, TLoZ : Phantom Hourglass fait la part belle aux énigmes de toutes sortes.

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Et bien que la plupart des éléments de réponse soient présents au sein des donjons explorés, la complexité de certains puzzles imposent de prendre des notes afin de s'en rappeler le moment voulu. À cette fin, le joueur peut utiliser l'écran tactile de la console pour écrire à même la carte les annotations dont il souhaite se souvenir. Pour cela, il suffit de faire basculer l'écran supérieur, affichant la carte, sur l'écran tactile à l'aide de la commande B ou de la touche directionnelle Bas. En outre, et dans le cas où ces dernières seraient mal retranscrites ou obsolètes, il est également possible de les effacer. Autres raccourcis appréciables, les commandes R et L permettent de sélectionner l'arme secondaire équipée tandis que les touches directionnelles Gauche et Droite permettent de faire défiler le sous-menu d'inventaire.

La Wind Waker touch

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Outre l'extraordinaire qualité du gameplay, l'autre détail impressionnant le joueur au démarrage du jeu demeure sans conteste la ressemblance frappante avec l'épisode Gamecube, TLoZ : Wind Waker. Hormis le même univers graphique, c'est surtout au niveau de la réalisation en 3D elle-même que le jeu surprend véritablement le joueur. En effet, la modélisation 3D de même que l'animation font difficilement croire que l'on est sur Nintendo DS tant l'impression de voir tourner le jeu Gamecube se fait ressentir. C'est ainsi que l'on retrouve avec nostalgie les mimiques comiques des différents protagonistes ou encore l'animation si réaliste de l'eau.

À noter cependant qu'il est dommage que l'angle de caméra en plongée, comme c'est généralement le cas au sein des chapitres disponibles sur console portable, ne permette véritablement d'apprécier les expressions des personnages que lors des rares cut-scenes ponctuant l'histoire révélant les personnages de plein pied. En sus de cela, le jeu est bien évidemment prétexte à l'exploration de l'océan à bord d'un bateau.

Sauf qu'à la différence de TLoZ : Wind Waker où ces phases paraissaient longues et ennuyeuses, celles-ci ont désormais gagné en intérêt et en rapidité grâce à l'apport du stylet. En effet, à l'instar des déplacements de Link à terre, la navigation implique l'utilisation du stylet. Tel un véritable marin, le joueur se voit ainsi obliger de tracer sa route sur la carte du monde, en prenant garde aux récifs et autres écueils qui pourraient endommager le navire et mettre ainsi fin à l'aventure.

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Néanmoins, il est en outre possible de stopper les machines afin d'éviter toute collision. De même que ces obstacles ralentissent la navigation, la progression est également interrompue par l'apparition de créatures en tous genres dont il vous faudra vous débarrasser à l'aide du canon en pointant le stylet dans leur direction sur l'écran tactile. Enfin, à l'instar de la baguette du vent présente au sein de TLoZ : Wind Waker, vous pourrez également vous mouvoir grâce aux typhons à l'aide de l'ardoise que vous remettra le patron des grenouilles d'or, nécessitant pour cela que vous récupériez auparavant le symbole à dessiner sur l'ardoise correspondant à la destination désirée.

Et les quêtes annexes ?

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TLoZ ne serait rien sans ses sempiternelles quêtes annexes, et bien que leur nombre varie en fonction des épisodes, TLoZ : Phantom Hourglass se voit particulièrement bien pourvu à ce niveau, lui conférant in extenso une endurance relativement longue. Outre l'habituelle quête des coeurs, le jeu offre comme de par le passé une chasse aux trésors sous-marine.

Nécessitant que vous récupériez auparavant la carte indiquant l'emplacement d'un trésor, cette phase de jeu voit le joueur diriger la grue de récupération lors de sa descente au fond de l'océan où se trouve le coffre puis lors de sa remontée. Imposant de faire preuve de souplesse avec le stylet pour modérer la vitesse de plongée et l'oscillation de la grue, divers obstacles vous barreront ainsi la route, endommageant d'autant votre grue jusqu'à sa complète destruction.

Fort heureusement, il est possible de faire réparer cette dernière au chantier naval. Autre quête accessible, et qui fera appel à la récupération des trésors sous-marins, la customisation de votre bateau. En effet, en sus de la réparation de votre grue de récupération en échange de rubis, le chantier naval permet également de changer les différentes parties de votre bateau en fonction des pièces que vous récolterez. Outre la modification de l'aspect de votre bateau, cette action vous permettra également de consolider celui-ci et d'améliorer ses performances.

Hormis la chasse aux trésors sous-marine, certains éléments pourront parfois être acquis au sein des donjons, en accomplissant de menues quêtes pour les habitants des îles, auprès des marchands ou de Terry, le vendeur ambulant déjà présent au sein de TLoZ : Wind Waker, à bord de son bateau.

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La pêche sera aussi de la partie ! Serez-vous suffisamment patient pour pêcher les plus gros poissons et les ramener au vieux pêcheur afin d'obtenir les récompenses escomptées ? Mais ce n'est pas tout, plusieurs mini-jeux feront leur apparition tel le jeu du canon où il vous faudra bombarder un maximum de cible à bord de votre bateau ou bien encore le tir à l'arc : un must dans le genre. Admirablement réalisé dans son ensemble, The Legend of Zelda : Phantom Hourglass constitue sans nul doute l'acquisition incontournable de cette fin d'année pour tout fan de la série et possesseur de la Nintendo DS. Simple dans son principe et sa prise en main, et offrant une aventure captivante, à l'humour omniprésent, qui plus est permettant de poursuivre l'histoire de TLoZ : Wind Waker et d'en retrouver l'univers, le jeu surprend ainsi à tous les niveaux et réussit avec brio son arrivée sur la console portable.

Impressionnant graphiquement par sa 3D et proposant une bande originale d'excellente qualité, dans la continuité de celle de son ancêtre, il comble ainsi parfaitement l'attente des amateurs de jeux d'aventure, d'autant plus fans de la série The Legend of Zelda. Doté d'une difficulté raisonnable le destinant au tout public ainsi que d'une endurance appréciable en raison de la présence d'une multitude de quêtes secondaires et de mini-jeux en son sein, The Legend of Zelda : Phantom Hourglass incarne avec succès le renouveau de la série grâce à son expérience de jeu inédite, fondée sur son gameplay exploitant merveilleusement les multiples fonctions de la Nintendo DS.

Les points positifs

L’univers 3D faisant directement référence à TLoZ : Wind Waker.Le gameplay exploitant intégralement les différentes fonctions interactives de la console.
Les multiples clins d’œil aux divers épisodes de la série, notamment la voix de la fée Ciela qui fait référence à celle de la fée Navi d’Ocarina of Time.
La touche humoristique.
La bande originale qui reprend l’ambiance de TLoZ : Wind Waker.
L’animation.
Les cut-scenes en 3D.
Les mini-jeux.
La navigation à l’aide du stylet.
Les phases à bateau moins ennuyeuses que dans TLoZ : Wind Waker.
Les nouvelles fonctions de l’équipement.
Les personnages issus de TLoZ : Wind Waker (Terry, les Gorons).
Les combats face aux boss.
La customisation du bateau.
Les phases de récupération de trésors avec la grue du bateau.
La sensibilité du stylet qui permet une parfaite prise en main de Link et exécution de ses mouvements.
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18/20

Les points négatifs

Le faible nombre de donjons.
La simplicité générale.
L’intrigue qui n’apporte qu’un faible complément au scénario de TLoZ : Wind Waker et ne présente qu’un faible intérêt.
L’absence des Zoras.
L’angle de caméra en plongée lors de l’exploration des îles et des donjons.