La saga des Medal of Honor a marqué le monde du FPS ! Non seulement celui-ci traité de la deuxième guerre mondiale mais il s’accompagnait aussi d’une réalisation grandiose et d’une ambiance sonore à faire pâlir les plus grands musiciens (ressemblant à s’y méprendre aux morceaux orchestrés par John Williams). Il aura fallu attendre huit longues années avant de voir débarquer un énième opus de la série des Medal of Honor sur console Next-Gen. Son nom de code « MoH : Airborne ».
Rappelez-vous, c’est en 1999 que Medal of Honor vit le jour sur PS1. Reprenant le succès des films de guerre tels que « Il faut sauver le soldat Ryan » pour ne citer que lui, il réussit avec brio à nous plonger au sein même de la seconde guerre mondiale avec un réalisme encore jamais atteint jusque là dans un jeu ! Bien que graphiquement en dessous de son concurrent de l’époque « Wolfenstein », son gameplay immersif et nerveux ainsi que son ambiance ont fait de lui la référence en matière de FPS.
Dans ce nouvel épisode, vous incarnez Boyd Traver, un membre de la 82ème division aéroporté qui a pour mission de se débarrasser du joug nazi dans les pays tels que l’Italie, la France, le Pays-Bas et l’Allemagne. Chaque niveau se déroule à bord d’un avion C-47. Suite au briefing, choisissez une arme et parachutez-vous soit vers une zone sécurisée marquée par une fumée verte, soit sur un toit, une tour ou bien vers une zone ennemie ! On est libre de choisir notre point d’atterrissage et par la même occasion de commencer les objectifs dans l’ordre désiré contrairement aux FPS où le joueur doit se rendre impérativement d’un point A à un point B.
La liberté de mouvement est donc de mise dans ce nouvel opus. En effet, vous pouvez selon votre point d’entrée prendre vos ennemis à revers ou bien atterrir sur un toit et sniper vos assaillants ou encore contourner les lignes adverses : tout est possible ! Une très bonne initiative de la part des développeurs qui permet aux joueurs de recommencer la mission avec une approche différente selon son point de chute. Bien sur, cela n’influe en rien le déroulement de l’histoire mais il a le mérite d’exister. Attention toutefois, le gameplay reste celui d'un FPS : on sprint, se met à l'abri, puis abat un ennemi et ainsi de suite. Soyons honnête la recette a toujours été la même pour tout FPS relatant la seconde guerre mondiale et celui-ci ne fait pas exception.
Bien que le jeu soit scrypté (respawn et actions des ennemis…) MoH : Airborne va bien plus loin dans sa vision. Foncer tête baissée dans le feu de l’action tel Rambo « on va tout péter » est impossible ! Il est à présent recommandé de se mettre à couvert derrière un objet, de lever et pencher sa tête afin de visionner l’état des lieux avant de poursuivre son objectif sans encombre. Hélas, cette action n’est possible qu’en mode Ironsight (arme à l’épaule). Coté armement, vous retrouvez l'attirail du bidasse de base qui se compose des grenades, du pistolet, du Thomson mitrailleuse, du M1 Garand… Vous avez la possibilité au fur et à mesure de votre progression d’améliorer votre armement afin qu’il soit plus efficace face à l’adversaire : recharger plus vite, tir en rafale avec un fusil, recul amoindri des armes d’assauts… Il est donc conseillé de changer d’armes dans chaque mission pour profiter pleinement de ses capacités ! Là ou le bas blesse c’est du côté de l’IA. En effet, les alliés vous passent devant, les NPC foncent dans le tas, les Allemands effectuent des actions dans le vide… Malgré cela, un effort a tout de même été effectué dans ce domaine : les alliés avancent plus ou moins à couvert avant d’aller au suicide (ils servent cette fois-ci à quelque chose) et les soldats ennemis se terrent dans les maisons, derrière les barricades et essayent tant bien que mal de vous encercler. C'est donc le prix à payer pour obtenir une telle intensité dans l'action... Concernant la gestion de la santé, elle est représentée par une jauge de vie (4 carrés). Lorsque le joueur se fait toucher, il doit se mettre à l’abri et être hors de porté de l’ennemi afin de reprendre de la vie. La trousse de soin vous permet de régénérer votre santé au maximum.
Les niveaux au nombre de six se répartissent comme suit : Husky, Avalanche, Neptune, Market Garden, Varsity et la tour Der Flaktum. Chacune faisant référence aux opérations qui se sont déroulés en Europe en 1944 sauf la dernière. Sachez que les missions possèdent de nombreux objectifs qui peuvent être établis comme bon vous semble et dont la durée de vie n’excède pas plus d’une heure ce qui revient à dire que le jeu se termine en 7 heures maximum. C’est un peu court pour un jeu payé 70 euros et vous avez tout à fait raison. Cela devient à la mode dans les FPS dit de guerre et aucun jeu ne fait exception pas même COD 4. Si vous souhaitez rallonger la durée de vie, collectez toutes les médailles, améliorez votre armement, débloquez les vidéos et jouez en mode Online !
Intensité et immersion sont les mots pour qualifier MoH : Airborne. Il faut dire que c’est LE point fort du titre depuis MoH : débarquement allié. Une nouvelle fois, Michael Giacchino nous fait l’honneur de composer la bande originale de cet opus et le charme opère immédiatement. Les thèmes de l’héroïsme, de l’engagement, du sacrifice, de la bravoure plongent irrémédiablement le joueur dans le jeu et permet d’accroître la tension et l’intensité. Ce n’est pas tout, les explosions, le sifflement des balles, les cris des protagonistes contribuent grandement à l’ambiance du titre. Sachez que le moteur graphique de MoH : Airborne repose sur l’Unreal Engine 3 et cela se voit. On est parfois bluffé par le réalisme de l’action surtout au travers des deux dernières missions où l’intensité est soutenue du début jusqu’à la fin ! Dommage que les premières missions ne soient pas de cette qualité. Lorsque vous courez, un effet de blur est utilisé afin d’accentuer l’action ce qui donne l’impression d’être devant une cinématique de jeu avec en sus une grande fluidité.Mais cela peut freiner voire rebuter certaines personnes surtout au niveau des HG (Hardcore Gamers) qui tiennent énormément à leur APM (actions par minute). Et oui, le fait de flouter ne permet pas d’attaquer avec précision ses adversaires. Maintenant, il est clair que les graphismes ne sont pas aussi riche qu’un COD 4 et que l’interaction avec les décors n’existe pas. Par contre, force est de constater qu’un effort a été effectué sur la texture de l’armement ainsi que des personnages pour les rendre plus crédibles.
Le mode Online permet au joueur (allié ou allemand) de s’adonner aux joies du frag sur six cartes différentes dont trois reprises de la version solo. Trois modes sont de la partie : « Aiborne Team Match » où les Allemands doivent défendre leur position de l’offensive allié venant des airs, « Team Match » la même chose mais cette fois-ci les alliés ne sont pas parachuté ! Celui qui réussira à faire le plus grand nombre de frag sera le gagnant ! Dans « Capture the Flag » il vous faudra collecter trois drapeaux adverses en restant proche d’eux et tenir la position le plus longtemps possible. D’autres modes sont en préparation et devraient être téléchargeables mais aucune information jusqu’à ce jour n’a filtré. Wait & see donc…
Vous l’aurez donc compris, MoH : Airborne est le dernier né de la série qui vous fera passer un moment inoubliable et intense surtout au travers des deux dernières missions ! Malgré quelques défauts ça et là, il reste un incontournable des FPS : à consommer donc sans modération.
Les points positifs
Choix des objectifs et du parcours.
Les points négatifs
IA.