Un changement radical de la part d’EA pour ce nouvel opus qui se veut bien plus réaliste ! En effet, NFS Pro Street a laissé de côté les courses poursuites, les circulations ainsi que l’exploration afin de se focaliser sur le tuning, les dégâts et la compétition en circuit fermé. Une décision qui ne va pas contenter tous les fans et les amateurs de sensation forte.
Premier constat, ce nouvel opus se démarque complètement de ses prédécesseurs tant sur le plan scénaristique que sur le plan technique. En effet, dans la série des Underground, vous étiez un coureur clandestin, dans Most Wanted narguer les flics était votre devise et dans Carbon, vous retourniez voir des amis et preniez votre revanche. Maintenant, dans Pro Street le but sera de customiser ses voitures, de participer aux couses urbaines afin de devenir le maître incontesté dans ce domaine ! Un scénario inexistant donc et non centré sur les courses illégales. Voilà le prix à payer pour se doter d’un tout nouvel épisode plus axé simulation et réalisme…
La première chose qui vient à l’esprit lorsque l’on essaye NFS Pro Street c’est le détail au niveau des circuits et des voitures ! Effet de lumière, bonne modélisation des voitures ainsi que du tableau de bord central (le siège conducteur est modifiable). Bien sur, le rendu reste un chouïa en dessous de la version PGR 4, il n’empêche qu’on est agréablement surpris par le travail effectué. Concernant les pays à l’honneur, il y aura l’Europe, les Etats-Unis et le Japon avec leurs circuits respectifs. Autobahn (Allemagne) et ses long virages, Mondello (Irlande) et sa vitesse intense, Portland avec ses virages larges et serrés.
N’oublions pas Chicago ainsi que le désert du Nevada qui est l’un des circuits les plus difficiles à manœuvrer avec ses virages et ses routes à perte de vue. Mais il y a aussi Ifineon où vous attend un nombre incalculable de virages et d’élévateurs. De même, les circuits Texas, Willow Spring et Autopolis mettrons vos moteurs à rude épreuve (360 km/h ne seront pas de trop). Enfin, Ebisu permettra aux pilotes de parcourir la ville ainsi que la campagne en passant par des routes très ardues et dangereuses. Et le choix des véhicules… Il existe 55 voitures tous cutomisables allant de l’Integra Type R à la Corvette Z06 en passant par GT-R Proto et la Impreza WRX Sti. 23 constructeurs seront de la partie : Acura, Audi, BMW, Chevrolet, Ford, Honda, Nissan, Subaru… Il faut savoir que vous pourrez débloquer jusqu’à 16 voitures telles que l’Aston Martin DBR9, la Honda S2000, la Porsche 911 GT3 RS, la Lamborghini Gallardo Supperleggera… et 5 autres voitures ne seront disponibles que sur la version collector ou bien en utilisant des cheat codes ! Ce qui fait pas moins de 76 véhicules en sus des versions téléchargeables sur les Xbox Live (4,99 euros : un peu cher). De quoi combler tous les fans de la série et les amateurs de courses en tout genre même s’il manque à l’appel certains bolides comme l’Alfa Romeo GT, la Leon Cupra, La Megane RS… en sommes toutes les voitures Françaises, Coréennes et Italiennes.
En effet, NFS Pro Street ne possède plus que quatre modes de jeu : Drag, Drift, Grip, Speed Challenge ! Il faut dire que le jeu s’oriente dans le réalisme contrairement à ses prédécesseurs et cela s’en ressent en commençant par l’assistance totale ou non pour ces modes. Commençons par le Drag qui se résume à faire chauffer vos pneus avant le départ en positionnant l’aiguille du tachymètre dans la zone verte. Lors de la course, changez de vitesse dans cette même zone et utilisez vos nitros.
Dommage que le Drag ne puisse durer une minute afin de procurer des sensations fortes. Ensuite, le Drift est identique à la version Carbon à ceci près qu’il intègre l’embrayage accentuant encore plus la sensation de réalisme. Il sera donc bien plus difficile de contrôler le Drift et par la même occasion d’atteindre des scores dignes de ce nom (réalisme quand tu nous tiens). Le Grip donne le loisir au joueur de s’adonner librement à une course sur un circuit normal sans restriction et règle quelconque : tout est donc permis. Enfin, le Speed Challenge est LE défi par excellence. Vous êtes huit sur la ligne de départ et chacune des voitures partiront avec un intervalle de trois secondes. L’objectif étant d’accroître sa vitesse au maximum lors des cinq points de passage. Autant dire que la moindre erreur vous propulsera hors de la piste et sera fatale ! Surtout, accélérez juste avant ces points : rien ne sert d’être premier, focalisez-vous seulement sur votre objectif.
Les options : carrière, course rapide, partie en ligne, classement, réglages et modifications… tous répondent présent pour ce nouvel épisode de la série. Signalons tout de même que l’interface du menu est complètement illisible dû à des couleurs vraiment mal choisies pour l’occasion. Traitons à présent du gameplay bien plus orienté simulation qu’arcade. Trois vues seront disponibles sans celle en intérieur avec le cockpit. Contrairement à ses aînés, Pro Street est bien plus difficile à manier. En effet, si vous prenez le niveau King, avec toutes les autres options désactivées (ABS, conduite assistée...) cela aura pour effet d’accentuer le côté simulation. A pleine vitesse et en utilisant le frein à main, la voiture se braquera mais pas totalement. Il faudra encore réorienter la voiture sinon c’est la déviation et donc le hors piste ! Un conseil : n’accélérez pas trop lors des virages si vous jouez en mode simulation. Par contre, pour le joueurs désirant redécouvrir la sensation d’un Most Wanted ou Carbon, vous avez la possibilité de choisir l’assistance partielle ou totale afin d’obtenir une conduite adaptée à vos besoins et bien plus arcade tout en gardant un petit côté simulation. L’IA de vos adversaires est d’une grande efficacité. Certaines voitures seront derrière vous pendant un laps de temps, puis comme l’aspi augmente au fur et à mesure, il parvient à vous dépasser juste avant l’arrivée ou vers le dernier virage. De même, les adversaires vous gêneront ou utiliseront la fumée pour parvenir à leurs fins et prendre de l’avance. Bien que cette fumée soit un peu trop exagérée elle reste tout de même du plus bel effet et tout en 3D (Burn à fond). Bien sur, chaque voiture aura ses propres comportements (réalisme oblige) : à vous donc de faire le bon choix.
LE facteur primordial dans Pro Street réside essentiellement dans les dégâts. En effet, plus que jamais ceux-ci vont engendrer des modifications de comportements en ralentissant le pilote ou en l’octroyant la victoire. Rien ne sera épargné : vitre, roue, porte, chassie, carrosserie… Dommage que la porte et la carrosserie ne volent pas en éclat comme dans Collin McRae Dirt ! De même, chaque collision est différente selon l’angle de vue et l’impact ce qui donnera un effet unique aux scènes (fini les voitures qui s’encastrent dans les murs sans effets quelconques). Concernant les musiques, on trouvera de l’Electro, du Hard Rock, du Punk ainsi que de la Techno. Côté son, c’est l’extase : le bruit du moteur est d’un réalisme surtout en Drag, chaque customisation entraîne la transmission du son et les chutes de pression en désaccélération changent radicalement ! Une prouesse technique pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Cependant, un gros défauts vient entacher le fun : les points gagnés durant les courses. On a beau terminer les courses premier ou battre les records cela ne nous rapporte quasiment rien contrairement à un Most Wanted ou un Carbon (1600 points contre 20 000 points) : c’est vraiment frustrant et abusé. Cela nous amène à recommencer maintes et maintes fois les circuits, autant dire que le fun ainsi que les sensations fortes laissent place à la lassitude…
Passons aux choses sérieuses avec le tuning ! Commençons par l'Autosculpt qui sera principalement axé sur le côté performance, puis visuel. En effet, comme dit précédemment chaque customisation aura un impact sur les performances de votre véhicule. Par contre le déplacement des vinyles prend beaucoup trop de temps ce qui est vraiement agaçant lorsque l’on souhaite une réalisation digne de ce nom. De même, le fait d’en proposer que trois kit restreint la création tout comme la carrosserie bien que des kits sont téléchargeables sur le Xbox Live au prix de 4,99 euros (un peu cher). Ensuite, pour les kits, vous aurez des ailerons, des jantes… les suspensions sont surtout crées pour le Drag (lorsqu’on joue avec les roues arrières). Faites aussi parler l’artiste qui est en vous en peignant les capots, ailerons, carrosseries ainsi que les pare-chocs et les jupes. Bien sur, on pourra regarder les changements effectués. Dommage que le joueur ne puisse pas gérer comme bon lui semble les boucliers avant et arrière comme ce fut le cas dans Underground 2.
Il se traduit par l’option « Jours de Course ». Le joueur a donc la possibilité créer et de participer à des évènements en solo, en multijoueur offline ou bien en online ! Une fois les règles et restrictions établies, il ne vous restera plus qu’à sauvegarder vos données et à les partager sur le Xbox Live. Il en va de même avec les véhicules spécialement customisés pour l’occasion : montrez à vos amis qui est le meilleur en accédant à l’option « Partager ». Le jeu est une réussite bien que des points noirs subsistent. Pour une meilleure jouabilité, il est préférable de s’entraîner jusqu’à contrôler parfaitement son véhicule avant d’affronter ses adversaires surtout dans le désert de Nevada. Un temps d’adaptation est donc nécessaire avant de pouvoir profiter pleinement du potentiel du jeu. On regrettera juste la disparition des courses poursuites…
Les points positifs
L’environnement détaillé.
Les points négatifs
Pas de mode d'exploration.