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  • World Of Warcraft : Burning Crusade
  • Genre : MMORPG
  • Rédigé par Florent Samat
  • Le 12/02/07 à 09h53
  • Testé sur PC
  • PEGI : 12 ans et +
  • Développeurs : Blizzard Entertainment
  • Disponibilité : image 17 fev. 2007
  • Editeur : Vivendi Universal Games

Depuis sa sortie en février 2005, le phénomène World of Warcraft (WoW pour les intimes) a déjà conquis plus de 7 millions de joueurs dans le monde, repoussant tous les records d’abonnement dans le domaine des MMORPG et attirant un très large public dans son univers. Si le monde de WoW s’est étoffé au fil des patchs avec plusieurs donjons, modifications et équilibrages, Azeroth semblait avoir dévoilé tous ses charmes et l’on pouvait craindre une certaine lassitude pour les joueurs les plus chevronnés. Mais c’était sans compter avec The Burning Crusade (TBC), l’extension annoncée il y a déjà plus d’un an par le studio californien Blizzard, et probablement la sortie MMORPG la plus attendue par des millions de joueurs fébriles. Êtes-vous prêts à franchir le portail des ténèbres ?

Petit lexique

  • JCJ : Joueur contre Joueur, combat entre les joueurs de manière générale.
  • JCE : Joueur contre Environnement, combat des joueurs contre les monstres contrôlés par l’ordinateur.
  • PJ : Personnage Joueur.
  • PNJ : Personnage Non Joueur, contrôlé par l’ordinateur.
  • STR : Stratégie en temps réel.

Vous n’êtes pas préparés ….

Tels sont les mots d’Illidan lui-même, personnage clé de la campagne Warcraft III : The Frozen Throne, dans la vidéo d’introduction de TBC, toujours magnifique. Il n’a pas été difficile pour Blizzard d’étendre le monde de WoW : puisant dans le background de la saga Warcraft, l’extension s’inscrit dans le prolongement de l’histoire de WoW, et nous amène en Outreterre, domaine d’illidan, des démons de la légion ardente, mais aussi terre natale des Orcs qui ont franchi la porte des ténèbres pour arriver en Azeroth, continent désormais bien connu des joueurs. Depuis longtemps fermé mais menaçant, le portail s’est ouvert de nouveau, et les forces expéditionnaires de l’Alliance et de la Horde doivent y faire face afin d’empêcher l’invasion. Il appartient désormais aux joueurs d’écrire l’avenir …

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On m’appelle Bill, GrosBill

Pour vaincre les démons qui menacent notre petit monde tranquille (bien que constamment en guerre), le joueur se voit autorisé à atteindre le niveau 70, contre un niveau maximal de 60 auparavant ; le passage au niveau 70 est accompagné d’un nouvel arbre de compétences et de nouveaux sorts de haut niveau qui amplifient considérablement les capacités des personnages et les options tactiques. Si le système de progression reste le même (un point de compétence par niveau à partir du niveau 10), l’ajout des nouvelles aptitudes, comme par exemple le renvoi des sorts pour les guerriers, a de quoi motiver les joueurs les plus « paresseux » pour passer leur avatar à 70. L’extension s’adresse donc tout particulièrement aux joueurs qui ont déjà atteint le niveau 60 et souhaitent visiter de nouvelles zones, gagner de puissants objets et relever de nouveaux challenges en Outreterre ; mais qu’en est –il des nouvelles classes et races accompagnant traditionnellement la sortie des extensions dans le monde des MMORPG ?

Elfes et orcs, des amis pour la vie

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L’achat de TBC permet en effet au joueur d’incarner une des 2 nouvelles races révélées par Blizzard après des mois de secret et de rumeurs. On a rapidement su qu’il s’agirait des elfes de sang pour la Horde, mais la nouvelle race alliance a posé de nombreuses questions ; après des hypothèses fantaisistes comme l’ajout des Pandarens en race jouable, le choix de Blizzard s’est finalement porté sur les Draeneï qui ont rejoint les rangs de l’Alliance. Les Draeneï sont des extraterrestres dont le vaisseau (Oshu’gun, visitable en Outreterre) s’est écrasé sur les terres des Orcs. Asservis, combattus et exterminés par ceux-ci, ces nobles créatures se sont détournées de la horde qu’ils détestent pour rejoindre la lumière et les rangs de l’Alliance.

Vivant en autarcie loin des méprisables mortels, les elfes de sang de Quel’Thalas se moquaient bien du fléau et des hommes jusqu'à ce qu’Arthas (devenu le roi-liche) rase leurs terres et les chasse. Certains ont alors rejoint Kael’Thas, prince aveuglé par le pouvoir, et ont peu à peu sombré du « côté obscur », abandonnant leur magie ancestrale pour les forces démoniaques ; repoussés par l’Alliance, car considérés comme malfaisants, leur attrait du pouvoir les a poussés à rejoindre la Horde.

Après cette parenthèse historique, il s’agit de se questionner sur l’apport de ces races en jeu : et c’est bien la que le bât blesse, car Blizzard n’a pas jugé utile d’insérer de nouvelles classes dans son extension, alors que les classes disponibles dans WoW sont déjà peu nombreuses. Pour des questions d’équilibrage, l’alliance se voit gratifiée de Chamans Draeneï (classe auparavant réservée à la Horde) et la Horde de Paladins Elfes de Sang (réservés jusque la à l’Alliance), ce qui réduit la différence entre les deux camps à peu de chose, si ce n’est les zones d’expérience pour les personnages de petit niveau, les quêtes spécifiques à chaque camp, et leurs raisons d’engagement dans le conflit : en termes pratiques, la différence de gameplay est inexistante.

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Dommage, si l’on compare avec des MMORPG concurrents comme DAOC qui proposait des races, zones et classes totalement différentes pour les trois camps disponibles en jeu. L’excuse de l’équilibrage avancée par Blizzard pour occulter l’ajout de nouvelles classes semble donc bien légère, et on peut regretter la faiblesse de l’apport de TBC pour les personnages de niveau 20 (sortie des zones de départ Elfes et Draeneï) à 60. Pour mieux cerner l’apport de Burning Crusade, il faudrait donc commencer cette nouvelle aventure dans la peau d’un aventurier de niveau 60 : Marcel, notre guerrier gnome favori, a décidé de franchir le portail des ténèbres : son histoire continue au prochain paragraphe…

Marcel II : il revient

Chevauchant sa monture jusqu’au terres foudroyées, Marcel s’engouffre vaillamment en Outreterre; dès son entrée, il est projeté au cœur du conflit entre les démons et les hommes). Arrivé en ville, il est assailli par une multitude de PNJ qui lui proposent leurs quêtes : le système n’a pas changé par rapport à WoW, et dans TBC Marcel sera amené à accomplir une multitude de quêtes épiques qui lui apprennent l’histoire de l‘Outreterre, et les enjeux du conflit qui fait rage tout en progressant. Pas de différences majeures vis-à-vis du gameplay de WoW, mais il reste tout aussi efficace et simple !

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Marcel tuera de nombreux monstres, ramassera des objets pour le compte de PNJ, mais accomplira aussi des tâches plus amusantes avec TBC : Bombarder des ennemis depuis un griffon, s’emparer d’un œuf dans un nid en utilisant un trampoline et bien d’autres ; l’extension varie les plaisirs et le fun est bien entendu au rendez-vous. Les quêtes se succèdent afin de mieux impliquer le joueur qui a réellement l’impression de faire progresser son univers, mais aussi de franchir sans peine les 10 niveaux séparant Marcel du niveau 70.

Plus loin, plus haut, plus fort

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La montée en niveau de Marcel s’accompagne, comme dans WoW, avec l’acquisition d’objets : de très nombreuses armes et armures font leur arrivée avec TBC, et la moindre arme « basique » s’avère terriblement puissante : comme dans toute extension, la puissance du personnage croît considérablement pour la plus grande joie de Marcel dont les dégâts ont quasiment triplé ! Et ce nouvel équipement sera bien utile pour relever les nouveaux challenges de TBC : les monstres sont puissants, les donjons nombreux et magnifiques : on sent que le choix de Blizzard s’est porté sur l’enrichissement de son univers plus que sur la réalisation d’un nouveau gameplay. Les modifications de gameplay sont donc minimes, mais l’Outreterre est aussi vaste que disparate : des marais à l’espace (zone ras de néant) en passant par de vastes plaines (Nagrand), Marcel change d’environnement au fur et à mesure pour sa plus grande joie.

Pour faciliter l’exploration du joueur, Blizzard gratifie le passage au niveau 70 par la possibilité d’acquérir une monture volante : après avoir parcouru des centaines de kilomètres sur le dos des griffons du royaume, Marcel pourra s’élancer dans les cieux sur sa propre monture et atteindre des zones inaccessibles aux autres joueurs, ou encore voyager sans risquer d’être attaqué par des monstres ; de là haut, le paysage de BC est magnifique, et Marcel se félicite de cette acquisition, bien que coûteuse : encore une façon de motiver les joueurs à atteindre le niveau maximal pour profiter de cet avantage. Un soin tout particulier a été apporté aux donjons, très différents les uns des autres et proposant des challenges qui nécessitent technique et maîtrise de sa classe : on retrouve les caractéristiques du JcE de haut niveau de WoW, mais accessible dès cinq joueurs plutôt que quarante : l’aventure et les objets puissants sont accessibles à tous !

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Mention spéciale pour les Grottes du temps dont le concept est tout simplement génial : Marcel devra retourner dans le temps afin de changer des points clé de l’histoire de WoW qui sont menacés par un Vol de dragons maléfiques (le Vol Infini) : par exemple, il devra sauver Thrall ou permettre l’ouverture de la porte des ténèbres, sans quoi tout le continuum espace-temps serait bouleversé et aboutirai probablement à la fin du monde tel qu’il le connaît ! Les quatre parties du donjon proposées aux joueurs sont très amusantes et rompent la routine du « entrer donjon et tuer monstres » avec par exemple des objectifs d’escorte de PNJ dans lesquelles l’humour a sa place. Cette « démocratisation » de l’équipement rend donc l’extension très attrayante pour les joueurs qui passent peu de temps sur WoW : TBC offre à tous la possibilité de s’équiper facilement.

Les diamants sont éternels …

Si les différentes professions d’artisanat proposées au joueur sous WoW sont renforcées, par l’ajout de puissantes recettes, sous TBC, l’extension propose aussi au joueur d’apprendre le métier de joailler : à partir de pierres précieuses provenant de Minerais ou de monstres, il pourra fabriquer des gemmes magiques à insérer dans les objets disposant de châsses pour en renforcer les capacités. Marcel n’est pas encore très habile, il distingue encore mal les diamants des graviers, mais avec de la pratique, il pourra bientôt orner ses objets de puissantes pierreries.

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Force et honneur !

Marcel, qui conserve un douloureux souvenir de ses débuts en JcJ, a depuis combattu de nombreuses heures dans les BG et acquis une renommée considérable au combat. Soucieux de conserver cette réputation, il se demande donc s’il pourra combattre dans de nouveaux champs de bataille avec TBC : il découvre donc le nouveau BG, l’œil du cyclone, mix entre les anciens BG d’arathi et du goulet des warsong : peu de nouveautés donc, la encore Blizzard a quelque peu laissé « de côté » l’aspect JcJ au profit du JcE, tout comme dans WoW. Cependant un effort a été fait avec la création du système d’arènes : les joueurs pourront s’affronter, comme les gladiateurs de jadis, en 2 contre 2 ou 5 contre 5 par exemple pour la gloire mais aussi l’obtention d’objets puissants : le système ressemble à celui du JcJ que nous connaissons dans WoW, mais la possibilité de constituer des équipes portant un nom spécifique renouvelle le plaisir : l’appartenance à une équipe connue comme étant redoutable (Les loutres sanglantes) remplit Marcel de fierté.

Conclusion : PLUS DE PUISSANCE !

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Au final, l’extension de WoW offre au joueur la découverte de nouvelles zones très soignées et de nouveaux challenges PVE solo ou en petit groupe ; le passage au niveau 70 est aisé grâce à de nombreuses quêtes et l’équipement puissant. Le gameplay reste inchangé mais toujours simple et efficace, le graphisme reste de même quasiment inchangé mais la variété de l’univers renouvelle agréablement la routine des paysages de WoW, tout comme le plaisir de se promener en Outreterre sur une monture volante.

Cependant, l’absence de nouvelles classes occulte un peu les deux nouvelles races proposées, et le nombre total de classes (9) reste décevant : on ne peut pas cacher le fait que les extensions de MMORPG concurrents sont souvent plus riches en nouveautés de gameplay et en classes ; la qualité de la réalisation reste cependant excellente, jeu Blizzard oblige.

TBC offre donc au joueur la possibilité de prolonger le plaisir de l’expérience WoW sans pour autant la renouveler du tout au tout : plus d’expérience, plus de matériel, plus de zones… mais s’adresse plus particulièrement aux joueurs possédant déjà un avatar de niveau 60, qui profiteront pleinement des joies de l’Outreterre, tandis que les personnages Elfes ou Draeneï ne verront que peu de différence entre les niveaux 20 à 60 ; dommage. TBC s’établit donc comme une extension de contenu plus que qu’un apport de gameplay, mais la réalisation impeccable et la richesse de l’histoire nous plongent à nouveau dans l’expérience avec plaisir.

Les points positifs

La richesse du background de Warcraft dont TBC révèle encore des secrets.
Les nouvelles zones magnifiques et fouillées.
Les donjons qui cassent la routine « entrer donjon, tuer monstres ».
Le nombre et la variété des quêtes.
L’accès au JcE de haut niveau à partir de 5 joueursLa monture volante !
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16/20

Les points négatifs

Seulement 2 nouvelles races.
Pas de nouvelles classes du tout !
JcJ décevant.
Le JcJ, parent pauvre de l’extension…
à suivre avec le système d’arènes, pas encore ouvert lors du test.