Marre du tarot ou du poker ? Alors changez vos cartes pour YU-GI-OH ! Après l’épisode Nightmare Troubadour sur DS, le célèbre jeu de cartes inspiré du manga de Kazuki Takahshi reviens sur PSP dans un nouvel opus : YU-GI-OH ! GX Tag Force. L’histoire se déroule donc dans l’univers de YU-GI-OH GX qui est la suite de la série YU-GI-OH. On pourra donc retrouver tous les héros de l’anime dans des duels sublimes et intenses.
Les précédents jeux yugioh misaient sur un arrière fond scénaristique plus ou moins poussé pour faire ressentir au joueur l’univers de l’anime lors des duels. Cette fois-ci, les concepteurs ont essayés une nouvelle formule pour le moins efficace : les cinématique lors des affrontements donnent une interactivité qui stimule le joueur. Cela avait d’ailleurs déjà été tenté et réussi dans les jeux adaptés sur PC. Pendant les duels, votre adversaire vous annoncera, avec une cinématique digne du dessin animé, qu’il pioche une carte, qu’il pose un monstre, masque une carte ou l’active, qu’il attaque,… En plus, si le monstre adverse est son monstre fétiche (un peu comme le black magician pour Yugi), on a droit à une cinématique de l’attaque du monstre en question. Au final, le joueur est immergé dans l’univers du jeu qui mêle remarquablement l’esprit de la série animée et du jeu de carte.
C’est une réussite du point de vue de l’encrage du scénario dans la bataille. On prend un plaisir particulier à voir son adversaire grommeler lorsqu’il reçoit une de nos attaques. En dehors des duels, la carte de l’île est extrêmement bien illustrée, permettant d’en visiter tous les recoins dès le départ. Petit plus agréable, les personnages principaux ont droit à une icône représentative sur la carte indiquant leur position (ça évite les longues recherches lassantes). Pourtant, cet aspect visuel formidable reste contrasté : les personnages, en dehors des cinématiques, ont des têtes bien trop volumineuses pour leur petit corps ; cela est couplé d’un déplacement digne des jeux pokémon. Les capacités de la console auraient pu être plus exploitées.
Une fois que vous avez entré votre nom, l’aventure commence. Vous êtes un nouveau tout fraîchement arrivé à l’académie de duel et serez accueillit par le directeur qui vous souhaitera la bienvenue. L’école est divisé en plusieurs groupes (un peu comme dans Harry Potter) : Obélisk pour les meilleurs élèves (habillés en bleu), puis Râ (habits jaunes) et Slifer (vêtements rouges). Vous ferez évidemment parti du groupe le plus faible, Slifer. Dès lors, vous devrez vous familiariser avec toutes les personnes présentes sur l’île (profs et élèves) mais aussi les affronter, sans oublier les cours bien sur (c’est une école tout de même !). Vous vivrez un scénario semblable à celui de la série et évoluerez donc aux cotés de ses protagonistes.
Il vous faudra donc utiliser les cartes de votre deck de départ et au fil des duels, accumuler de la technique puis de nouvelles cartes afin de constituer le jeu le plus perfectionné possible. Un tutorial est prévu dès le début du jeu. Il est clair, illustré, complet mais bien qu’il permette aux novices d’apprendre les règles, il est quand même assez long et se déroule en plusieurs fois (pour ceux qui savent déjà jouer, faites preuve de patience). Bien entendu, ce tutorial se passe en classe, dirigé par un professeur (Crawler) et avec l’intervention d’élèves de la classe. Qui plus est, au fil de l’explication, on pourra vous poser des questions afin de vérifier si vous avez bien compris. Cela dit, aucune inquiétude à avoir pour les nouveaux joueurs, c’est très simple et très facile.
Il faut dire que les concepteurs n’ont pas fait dans la dentelle ! D’abord, cet opus comporte plus de 2400 cartes, toutes fidèles au vrai jeu de carte. Les règles sont les règles officielles du jeu (contrairement à certains volets précédents) et il est même possible de consulter la liste des restrictions des tournois officiels. De plus, lorsque vous analysez une carte pendant une partie, il est possible d’avoir non seulement sa description mais aussi le nom des extensions dans lesquelles cette carte a été éditée. La manipulation est à la fois facile et rapide. A chaque fois que vous réussirez à vaincre un de vos ennemis, vous gagnerez de la monnaie (des DP) grâce auxquels vous pourrez acquérir de nouvelles cartes en les achetant au magasin (avec un système d’achat de paquets différents très réaliste) ou encore en entrant le code de la carte que l’on souhaite dans une machine à mot de passe (les codes figure en bas à gauche des cartes).
Votre deck sera au départ plutôt faible mais évoluera très vite en le construisant, un tutorial est même prévu pour vous y aider. Quant à vos adversaire, ils vont de vos confrères du groupe Slifer, comprenant Jaden le héros de la série, jusqu’au élèves d’Obélisk qui sont généralement assez vaniteux mais également très fort. Il vous faudra donc faire des progrès constant si vous voulez être capable de faire face à vos opposants qui n’hésiteront pas à utiliser des cartes surpuissantes. Vos duels seront donc intenses, mais aussi très beaux : la réalisation graphique est vraiment très réussie (surtout lorsque des terrains arrivent en jeu). Pour les débutants, il ne faut pas s’étonner si au départ vous perdez, notamment contre les héros ou contre des élèves habillés en bleu. Mais vous ferez assurément des progrès très vite car la prise en main est vraiment simple. Vous pourrez même jouer au vrai jeu de carte après ce jeu là puisqu’il suit les règles officielles.
Si l’on tient compte de la difficulté du jeu et de l’étendu du scénario, on peut espérer de ce soft de longues heures de jeu. Si l’on ajoute à cela l’acquisition des quelques 2400 cartes du jeu, ainsi que l’ambiance créée par les cinématiques, voix et musiques (bien qu’elles soient un peu lassantes à la longue), on peut même miser sur des nuits blanches. De surcroît, les possibilités de deck différents, selon si l’on fait des duels en 1 contre 1 ou en « tag » : 2 contre 2, sont quasi-infinies (sachant qu’un deck fait environ 40 à 42 cartes généralement). Quoi qu’il en soit, la durée de vie est gigantesque, surtout lorsque l’on commence à entamer une autre facette du jeu : les duels via LAN. En effet, l’intérêt réel d’un jeu yu-gi-oh n’est pas seulement de constituer son paquet de cartes pour vaincre l’intelligence artificielle mais il se trouve dans l’affrontement entre joueurs réels.
Tel une partie d’échec, les duels en ligne entre joueurs sont particulièrement intéressants dans yu-gi-oh car chacun à sa façon de jouer et ainsi deux personnes possédant le même deck ne l’utiliseront pas de la même manière. Néanmoins, il est vrai que les modes proposés sont assez limités. On trouve dans le menu de départ le mode histoire, un mode d’affrontement direct entre joueurs ou contre l’ordinateur (plus précisément contre les personnages déjà combattus dans le mode histoire) en 1 vs 1 ou en « tag », un mode relatif au deck, un autre relatif aux option et enfin un dernier concernant le LAN. Notons au passage pour les duels libres qu’il est possible de jouer en duel simple ou en match (à 2 duels gagnants), en choisissant son adversaire au choix parmi ceux vaincus dans le mode histoire et en paramétrant les points de vie (2000, 4000, 8000 par défaut, 12000, 16000).
Ce jeu est exceptionnel, mêlant à la fois les sensations ressenties dans l’anime et le réel jeu de carte. Il a de quoi largement se démarquer des précédents volets et il est conseillé aussi bien aux amateurs de yu-gi-oh qu’à ceux qui ne sauraient pas encore jouer à ce jeu passionnant.
Les points positifs
Graphisme de toute beauté.
Les points négatifs
Pas assez de mode.